CRIMINALISATION
DU COMMUNISME
ET DE L'URSS
La mémoire a bon dos, on lui fait dire ce qu'on veut, mais souvent, il est difficile de
masquer la vérité. Et la vérité est que dans d'anciens pays socialistes, les hitlériens relèvent la tète et paradent. Ils sont toujours le fer de lance de la croisade anti-communiste que le
parlement européen veut lancer avec Le Pen, et malheureusement, outre les députés de droite, des députés socialistes et Verts.
Extrait d'une enquète du quotidien Le Monde daté
du 18 octobre 2009, sous le titre: "Estonie: la guerre des mémoires".
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Les vétérans qui ont combattu aux côtés des nazis se surnomment " combattants de la liberté ". Après l'indépendance, en 1991, ils sont sortis de l'ombre et ont commencé à revendiquer leur place dans l'histoire nationale. En 2002, ils ont érigé un monument dans la commune de Parnü, représentant un soldat estonien en uniforme de la Waffen-SS, dédié à tous ceux tombés " pour la liberté " pendant la guerre. Face au tollé international, il a été retiré... avant de réapparaître dans la ville de Lihula, le 20 août 2004, devant 2 000 personnes. Les télévisions russes, présentes ce jour-là, ont fait assaut de commentaires outragés pour dénoncer le retour du fascisme en Estonie.
Malgré le retrait immédiat de ce nouvel affront de pierre à Lihula, la guerre mémorielle était
déclarée. D'autres monuments, dédiés aux combattants de l'Armée rouge, étaient vandalisés, jusqu'au pic de la crise. Le 26 avril 2007, conformément à une promesse électorale faite quelques
semaines plus tôt, le gouvernement d'Andrus Ansip passait à l'action pour déplacer du centre de Tallinn le monument commémorant la fin de la seconde guerre mondiale. Située sur la place
Tonismagi, où les vétérans de l'Armée rouge avaient pris l'habitude de venir se recueillir chaque 9 mai, cette statue de bronze d'un soldat soviétique, inaugurée en 1947, devait être transportée
vers un cimetière militaire.
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